Sainte-Gemmes-sur-Loire - Fleur de Loire

A la découverte du patrimoine architectural

La richesse patrimoniale de Sainte-Gemmes-sur-Loire est variée et mérite d’être découverte.

Un peu d’histoire > A la découverte du Patrimoine architecturalL’Eglise paroissiale, dressée dès le XIème siècle sur un éperon de schiste qui domine la Loire, a gardé du XIIème un choeur de style Plantagenêt et un clocher à base carrée. Remaniée à plusieurs reprises, son aspect actuel date de 1860 : trois nefs élevées, hautes voûtes, colonnes élancées et contreforts extérieurs. Les vitraux ont été mis en place entre 1870 et 1872, exception faite, dans le choeur, des trois vitraux, signés de Jean-Adrien Mercier et de sa fille Sylvie Mercier de Flandre, posés très récemment. Deux belles statues du XVIIIème, de Sainte- Gemmes et Saint-Martin, encadrent un arc triomphal, intéressant témoignage de l’art baroque.

Le presbytère est un logis Renaissance accolé au flanc de l’église, surplombant l’ancien cimetière transformé en jardins du presbytère, aujourd’hui magnifiquement fleuris.

Au détour de la campagne gemmoise, on peut découvrir de nombreuses traces architecturales témoignant des liens établis dès le Moyen Âge avec la cité voisine. Institutions religieuses et notables angevins ont cherché très tôt à conquérir les domaines de rapport ou à se faire construire une résidence principale ou secondaire dans une campagne proche et rendue attractive par la présence de la Maine et de la Loire. Cela explique la présence de ces châteaux du XIXème qui, avec leur enclos et leur parc, marquent de façon originale le cadastre de la commune : citons notamment le Puits de Rezé, le château du Fresne, devenu lycée agricole, le château de la Boule, le château de la Roche Morna face à la Loire, propriété du CESAME, le château du Hutreau,aujourd’hui propriété de la ville d’Angers et transformé en centre aéré.


Un peu d’histoire > A la découverte du Patrimoine architecturalLe XVème siècle a vu s’édifier, en bordure des prairies de la Maine, le très beau Logis Renaissance de Belligan qui abrite un ensemble rare et particulièrement intéressant de fresques profanes. Du XVIème date le manoir du Tremblaye situé au carrefour dit de la Croix Verte. Son oratoire abritait une vierge, très bel exemple de la statuaire angevine, maintenant au musée d’Angers.

Toujours à proximité des prairies de la Maine, le clos Lorelle, est une jolie demeure du XVIIème avec une chapelle restaurée. A la frontière avec Angers, Chateaubriant, entouré de son parc paysager de 7 hectares, est un des fleurons de l’architecture angevine du XVIIIème, oeuvre du grand architecte angevin Bardoul de la Bigotière. Après avoir été la propriété de la famille Cointreau, le château appartient aujourd’hui à la descendance de Jean-Adrien Mercier, le grand aquarelliste, qui y résida jusqu’à sa mort en 1995. Il est inscrit à l’inventaire des monuments historiques.

 

 


Maisons_Port Thibault (2)Les rives de la Loire ont attiré très tôt de belles demeures. Intégrées dans le village du Port-Thibault, autrefois lieu de villégiature pour les évêques d’Angers, ou isolées comme le château seigneurial entouré d’un magnifique parc – ouvert au public – qui domine le quai de la Loire. Succédant au premier logis seigneurial édifié dès le XVIème, le château actuel est construit au début du XVIIIème. Siège d’une vie brillante durant le siècle des Lumières, il changea plusieurs fois de mains et connut des heures troublées, notamment pendant la Révolution. Il fut acheté en 1842 par le Conseil Général qui en fit l’établissement psychiatrique départemental.

A la fin du XVIIIème siècle, Sainte-Gemmes-sur-Loire comptait 9 moulins à vent dont la plupart fonctionnaient encore au milieu du XIXème. Actuellement, on peut voir les restes d’un moulin tour du XVème, remanié au XIXème : le Moulin Carré, dans le quartier du même nom. Dans le centre du bourg, les bases de deux moulins-caviers sont encore très visibles, rue des Moulins.

Au petit Saint Jean, près de la Maine, on peut observer une croix édifiée en 1765 en souvenir des combats qui ont eu lieu à cet endroit, entre les ennemis d’Henri IV et les troupes fidèles au monarque.