Sainte-Gemmes-sur-Loire - Fleur de Loire

Ensablement du bras de Loire

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Une étude sur la restauration du lit de la Loire à Sainte-Gemmes-sur-Loire a été réalisée l’an dernier par la DDEA 49 (Direction Départementale de l’Équipement et de l’Agriculture de Maine-et-Loire).

Ces travaux sont téléchargeables ci-dessous :

La Loire au cours de son histoire a beaucoup remodelé ses rives, aidée en cela par les ouvrages réalisés par l’homme (endiguement, épis de chenal, chevrettes et barrages, extraction de granulats, comblement de bras morts…). Ces interventions successives se traduisent dans le paysage actuel de la Loire, avec un fleuve dont l’espace de divagation se trouve limité entre une digue et un coteau, et un écoulement dans un chenal de navigation qui favorise l’incision du lit mineur. Incision que l’on peut estimer de l’ordre de –1.60m en Loire Moyenne.

La dynamique fluviale constitue le moteur du fonctionnement du fleuve entre étiage et inondations, phénomènes d’érosion et de dépôt de sédiments. L’étude menée sur le bras de Ste Gemmes met bien en évidence ce constat, avec une érosion significative du fond du fleuve dans le bras de St Jean où repose une épaisseur importante d’alluvions, par rapport au bras de Ste Gemmes où les affleurements rocheux du grand Jard ont limité et stabilisé cette érosion. La dénivelée encore faible au début du 20ème siècle entre ces deux bras, est aujourd’hui de l’ordre de deux mètres.

Déjà, dès le début des années 1900, les cartes de navigation montrent bien un tracé du chenal de navigation dans le bras de St Jean, et il est fait mention d’une barre rocheuse (rocher du grand Jars) faisant obstacle à la navigation dans le bras de Ste Gemmes.

L’abaissement du lit du fleuve dans son chenal préférentiel, a eu pour effet d’abaisser la ligne d’eau à l’étiage et la déconnexion plus durable des bras secondaires, s’en suit, des grèves plus longtemps visibles et l’impression d’un ensablement du fleuve.

Aujourd’hui, par sa propre dynamique, la Loire n’est pas physiquement capable de ré-équilibrer l’alimentation de ces bras secondaires. Il est donc important d’empêcher le développement de la forêt alluviale sur les grèves exondées, pour maintenir ouverts ces milieux et favoriser ainsi les conditions d’écoulement des crues et la mobilisation des sédiments afin de contribuer au relèvement de la ligne d’eau à
l’étiage. Les travaux d’essartage mécanique, de scarification et de décompactage, réalisés par les agents de l’unité Loire (DDEA49) au cours des mois d’octobre et novembre sur les bras de St Aubin et de Ste Gemmes, permettent de répondre à ces objectifs, et il y a lieu de renouveler ces opérations en fonction du développement de la végétation.